La Constitution européenne, la crise irakienne, la montée en puissance de la Chine, les " États voyous ", la candidature d'Ankara à l'UE : autant de sujets qui ont réactivé, ces derniers mois, le débat sur l'Europe, les relations transatlantiques et l'appartenance de la Russie à l'ensemble " Occident ".
Dans le cadre de la campagne référendaire relative à la ratification du Traité constitutionnel, nombre de partisans de la construction européenne ont souligné qu'une Europe forte dotée d'une Constitution et d'une personnalité juridique, d'un Parlement plus puissant, d'un ministre des Affaires étrangères et d'un président, serait plus à même de faire contrepoids à l'" hégémonie " ou à l'" unilatéralisme " américains. De la même manière, la candidature de la Turquie à l'Union européenne a été présentée par certains comme une formidable occasion de renforcer l'Europe sur les plans démographique, économique et stratégique face aux États-Unis.