1er août 2005 : mort du roi Fahd d'Arabie saoudite. Le marché du pétrole réagit mollement : le prix du baril augmente d'un peu plus d'un dollar. Le baril américain (le West Texas Intermediate) finit tout de même la semaine à New York au-dessus de 62 dollars, battant en séance un nouveau record de 62,5 dollars. Il est vrai que si l'Arabie saoudite est fondamentale pour le marché pétrolier, la succession de Fahd - qui était malade depuis dix ans - avait été anticipée. L'avènement du nouveau roi, Abdallah, est intervenu sans aucun trouble ni la moindre interruption du pompage des 9,5 millions de barils qui sont extraits chaque jour du sol saoudien. La disparition du roi Fahd sera vite oubliée par un marché qui, depuis maintenant plus d'un an, vole de record en record. Qui se souvient en effet que c'est autour du 15 août 2004, en pleine affaire Youkos en Russie (1), que ce baril dépassa pour la première fois le seuil des 45 dollars et qu'en octobre, suite à des ouragans dans le golfe du Mexique et à des incertitudes apparues au Venezuela et au Nigeria, il franchissait la barre des 55 dollars ? Depuis, le pétrole n'a cessé de s'apprécier dans une atmosphère d'extrême volatilité des prix pour osciller en août 2005 autour des 65 dollars le baril. Fin août, le cyclone Katrina, dans le golfe du Mexique, l'a même propulsé quelques heures au-delà des 70 dollars. Qu'il est loin le temps (fin 1998) où le baril valait moins de 10 dollars et où The Economist affichait en " une " cette question : " Oil at $ 5 a barrel ? " !