Notes :

(1) L'AK a remporté 363 sièges sur les 550 que compte l'Assemblée turque.
(2) Le mouvement du premier ministre sortant Bülent Ecevit, le Parti démocratique de gauche (DSP), n'a obtenu que 1,22 % des suffrages. L'organisation de l'ancien président turc Süleyman Demirel et de l'ex-premier ministre Tansu Çiller, le Parti de l'action nationaliste (MHP), n'est parvenu à rassembler que 9,55 % des voix. Ce score est supérieur à celui du Parti de la mère patrie (ANAP), dirigé par l'ancien premier ministre Mesut Yilmaz, qui n'a séduit que 5,12 % des votants.
(3) L'expression " grand ménage " a été utilisée pour la première fois par le quotidien turc Sabah, dans son édition datée du 4 novembre 2002.
(4) Voir le quotidien Yeni Safak, 5 novembre 2002.
(5) La Bourse d'Ankara a grimpé de 6,1 % au lendemain de l'élection, d'après une information publiée par l'Agence France Presse (AFP), le 5 novembre 2002.
(6) Se reporter au Wall Street Journal, 8 novembre 2002.
(7) En février 2002, le FMI a attribué un nouveau prêt de 16 milliards de dollars à la Turquie, ce qui porte à 31 milliards de dollars la somme totale empruntée par ce pays. Par ailleurs, la dette publique d'Ankara représente 88 % de son PIB, alors que ce taux n'est " que " de 80 % pour le Brésil.
(8) La lutte contre la corruption est comprise dans l'accord conclu par la Turquie avec le FMI. D'après la Banque mondiale, les revenus de l'économie souterraine représenteraient 40 % du PNB turc.
(9) Premier ministre puis président de la Turquie, de 1983 à 1993.
(10) Entretien accordé par Recep Tayyip Erdogan au magazine Newsweek, 18 novembre 2002.
(11) Déclarations au quotidien israélien Maariv, 14 novembre 2002.
(12) Déclarations à l'agence Associated Press (AP), 5 novembre 2002.
(13) Information parue dans le New York Times, édition du 7 novembre 2002, qui citait l'un des biographes de Recep Tayyip Erdogan, Rusen Cakir.
(14) Source anonyme citée par l'AFP, 10 novembre 2002.
(15) Se reporter à : Le Mouvement islamiste après les années 1980, Recep Tayyip Erdogan ou l'histoire d'une transformation, Rusen Cakir et Fehmi Calmuk, éditions Métis, 2001.
(16) Entretien accordé par Recep Tayyip Erdogan au magazine Newsweek, 18 novembre 2002.
(17) Recep Tayyip Erdogan fut condamné en 1998 à 10 mois de prison pour " incitation à la haine religieuse ".
(18) Cette région est située dans le Kurdistan turc.
(19) Le MGK est un organe officiellement " consultatif ". Mais ses décisions sont, en réalité, incontournables. Il se compose de cinq généraux et de quatre responsables civils : le président turc, le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense.
(20) " La Turquie est un État démocratique et laïc (...). L'armée est notre armée. C'est notre bien le plus précieux ", déclaration de Recep Tayyip Erdogan à l'AFP,  5 novembre 2002.
(21) La Cour constitutionnelle turque a renforcé cette interdiction en 1989, en jugeant que le port du foulard n'était pas " compatible " avec " la notion d'habillement moderne ".
(22) Expression employée par le quotidien Milliyet, 22 novembre 2002.
(23) Hürriyet, 21 novembre 2002.
(24) Dans son édition datée du 30 novembre 2002, le quotidien Milliyet titrait : " 2 minutes 30, la plus courte visite politique de l'histoire de la Turquie ! " Après avoir proposé du thé aux généraux, Bülent Arinc précisa qu'il n'en prendrait pas non plus. " Je fais le ramadan ", expliqua-t-il.
(25) AFP, 25 novembre 2002.
(26) Communiqué publié le 28 novembre 2002.
(27) D'après une étude de l'Institut d'État des statistiques (DIE), 11 % de la population anatolienne peut être considérée comme " très pauvre " et 20 % comme " pauvre ". Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a établi que 18 % des Turcs vivent avec moins de 2 dollars par jour.
(28) À l'issue du sommet de Copenhague, les 12 et 13 décembre 2002, les Quinze se sont engagés à négocier l'adhésion de la Turquie à l'UE à partir de décembre 2004, à condition qu'Ankara réussisse son " examen de passage " démocratique.
(29) Déclaration au quotidien Le Monde, 9 septembre 2002.
(30) Les " critères de Copenhague " exigent l'établissement d'un État de droit, ainsi qu'un respect effectif des minorités et des droits de l'homme.
(31) Cette reconnaissance a été symbolisée par l'accord d'association conclu entre la Communauté européenne et la Turquie, en 1963.
(32) La réaction de " Tayyip " a été saluée par le président américain George W. Bush, qui lui a fait parvenir une missive de félicitations. Cette information a été rapportée par le quotidien Hürriyet, dans son édition datée du 5 décembre 2002.
(33) Les militaires ont fait savoir, lors d'une réunion du MGK qui s'est tenue le 30 novembre 2002, qu'ils soutenaient le plan élaboré par l'ONU, mais souhaitaient l'aménager.
(34) Le ministre grec des Affaires étrangères, Georges Papandréou, a estimé qu'il fallait absolument donner une date d'adhésion à la Turquie, lors d'une visite à Washington, en novembre 2002.
(35) Le dossier de Cavit Caglar, l'un des principaux actionnaires de la banque Interbank, désormais en faillite, a été classé sans suite, ainsi que ceux des 37 autres prévenus impliqués dans cette affaire.
(36) Déclaration de Recep Tayyip Erdogan devant les parlementaires européens, à Strasbourg, le 22 novembre 2002.
(37) Information publiée dans un rapport établi par Human Rights Watch, daté d'octobre 2002.