Le nouveau premier ministre portugais se définit comme un homme du centre. Il se réclame d'un centre réformateur, qui ne se construit pas par opposition à la droite ou à la gauche. Cet ancien professeur d'université, chef du Parti social-démocrate, entend engager le Portugal sur la voie des réformes : assainissement des finances publiques, privatisations, relance de l'investissement, lutte contre les rigidités administratives. Répondant aux questions de Jean-Jacques Lafaye, José Manuel Duráo-Barroso met l'accent sur les atouts de son pays : sa capacité d'adaptation, son ouverture à l'innovation, sa stabilité. Au nom des " petits " pays, il plaide pour une Europe plus intégrée où le principe d'égalité entre les Etats continuerait à être respecté. Fort de son passé colonial, le Portugal a un rôle particulier à jouer au sein de l'Union européenne : il veut être une passerelle jetée entre l'Europe et l'Afrique et, au-delà entre l'Atlantique et la Méditerranée.