Politique Internationale - La Revue n°129 - AUTOMNE - 2010

sommaire du n° 129
L'EUROPE FACE A LA CRISE
Entretien avec Michel Barnier
Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services depuis le 9 février 2010
conduit par
Baudouin BOLLAERT
Ancien rédacteur en chef au Figaro. Maître de conférences à l'Institut catholique de Paris.
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Michel Barnier change souvent de casquette, mais il reste fidèle à ses idées. Tour à tour élu local, député, organisateur des Jeux olympiques d'hiver d'Albertville en 1992 avec Jean-Claude Killy, sénateur, commissaire européen, vice-président du groupe Mérieux Alliance, il a été quatre fois ministre - notamment ministre des Affaires étrangères - et s'est toujours défini comme « gaulliste et européen ». C'est à ce titre qu'il est revenu à Bruxelles, en février 2010, pour occuper le poste de commissaire chargé du marché intérieur et des services. Juste avant, il avait animé avec succès la campagne de l'UMP aux élections européennes de juin 2009 et avait été élu au Parlement de Strasbourg.L'Europe ? En bon Savoyard, Michel Barnier pourrait dire à l'instar de Jean-Pierre Raffarin, diplômé comme lui de l'École supérieure de commerce de Paris, que si « la route est droite, la pente est raide »... Au cours des dernières années, le projet des « pères fondateurs » a pris du plomb dans l'aile, l'opinion semble s'en détourner et la crise économique et financière, bien que rappelant chacun aux nécessités de l'union, n'a guère éclairci l'horizon...
Michel Barnier le sait mieux que quiconque. Cela ne l'empêche pas, sa feuille de route à la main, de croire en sa mission et de s'y consacrer corps et âme. Avec un souci du juste équilibre qu'il a encore manifesté dans la récente affaire des Roms. Sans se désolidariser de la Commission - « il y a des valeurs pour moi, pour nous, très importantes, comme la libre circulation et la charte des droits fondamentaux » -, il  a ajouté : « Je souhaite que tout le monde retrouve son calme, qu'on évite les polémiques inutiles et certains amalgames historiques qui n'ont pas de sens. » 
B. B.
Notes :