Politique Internationale - La Revue n°149 - HIVER - 2015

sommaire du n° 149
ESPAGNE : LE NOUVEAU VISAGE DE LA SOCIALE DEMOCRATIE
Entretien avec Pedro SANCHEZ
Secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) depuis 2014
conduit par
Michel FAURE
Grand reporter à L'Express
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In his bid to lead the Spanish Socialist Workers' Party (PSOE) to power in the general election coming up this autumn, Pedro Sanchez holds plenty of trump cards. Granted, his main opponent, Mariano Rajoy, has started to lift Spain out of recession, but his austerity program has made him unpopular. Pedro Sanchez, unknown to most Spaniards before his surprise election to head the PSOE in 2014, could well be the man of the moment. Like his role model Felipe Gonzalez, Pedro Sanchez embodies the renaissance of social-democracy and a new generation of politics: idealistic, modern, open, pro-European and ethical. A Keynesian economist by training and belief, he has set his sights on reducing inequality, reforming the tax system, making administration more efficient, and fostering the development of medium-sized businesses. Constitutionally, he would like to transform Spain into a federal state. Will he muster enough allies to push his ambitious program through? We shall see in December.

 


Notes :


(1) Podemos (« Nous pouvons ») est un parti politique officiellement créé en janvier 2014 avec la volonté d'organiser et de poursuivre le mouvement des « Indignés » qui surgit en 2011 à l'occasion de la crise.

(2) Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé en janvier dernier avoir revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l'année 2015, tablant sur une progression de 2 % du PIB espagnol.

(3) Le système électoral espagnol repose sur des listes fermées et bloquées qui empêchent les votants d'exprimer une préférence sur la personne qui occupera le siège. Ces listes sont établies par les partis, qui sélectionnent et classent les candidats. L'électeur ne peut ni diviser son choix entre différentes listes, ni changer l'ordre des candidats sur la liste qui lui est proposée.

(4) La convivencia désigne, dans l'Espagne moderne, la volonté de vivre ensemble et dans la démocratie qu'ont exprimée les différentes communautés du pays au lendemain de la dictature de Franco. Ce mot fut aussi utilisé dans l'Espagne médiévale pour évoquer la coexistence entre Arabes et Espagnols.

(5) Plusieurs sondages, dès novembre 2014, placent Podemos en tête des intentions de vote. Une étude publiée le 7 novembre 2014 dans le quotidien El Pais annonçait que, si des élections avaient eu lieu ce jour-là, Podemos aurait réuni 27 % des voix, contre 25,5 % pour le PSOE et 20 % pour le Parti populaire (PP). D'autres sondages plus récents, notamment celui de Metroscopia publié par le quotidien El Pais le 21 septembre 2015, ont placé Podemos en troisième position, et le parti de centre droit Ciudadanos, immédiatement derrière lui.