Politique Internationale - La Revue n°156 - ÉTÉ -

sommaire du n° 156
PLAIDOYER POUR L'ONU
Article de Jean-Marc DE LA SABLIERE
Ambassadeur de France
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The United Nations (UN) is often criticized and even mocked and scorned, but the organization is indispensable. The UN's detractors are mistaken about what its purpose is and what it can actually do; the aim of the UN is not to prevent or stop every single war, nor does it have the means to do so. The UN's goals are to facilitate and support peacekeeping, to deploy military personnel on the ground (known as the Blue Helmets) and to provide a global forum for negotiations to prevent conflict before it begins. The UN also runs a host of specialized agencies to deal with fundamental issues like food security, air transport and women's rights. The UN is by no means perfect and the organization is undoubtedly in need of reform, notably increasing the number of permanent members of the Security Council. But we cannot disregard the UN's brilliant service to humanity over the past 70-plus years.


Notes :




(1) Le Conseil des droits de l'homme - composé de 47 membres, élus non plus par le Conseil économique et social comme ce fut le cas de la Commission mais par l'Assemblée générale au scrutin secret et à la majorité absolue de ses membres - peut également condamner les violations les plus graves et nommer des rapporteurs, mais il a aussi la responsabilité de procéder à un examen périodique de la situation de tous les membres des Nations unies (revue des pairs). Cette procédure a été une vraie réponse aux accusations dénonçant une approche trop sélective de la Commission.

(2) La création, en 2005, de la Commission de la consolidation de la paix, organe subsidiaire du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale, répondait à la nécessité d'accorder une attention particulière à la reconstruction des États à la sortie de conflits dévastateurs. L'ambition de faire de la Commission un lieu privilégié de dialogue entre les représentants de l'État concerné, le Conseil de sécurité, les institutions financières internationales et les grands donateurs était cependant sans doute excessive. La composition très large de la Commission pour satisfaire tous les ego, a marginalisé les représentants des institutions financières et des organisations dotées de moyens d'action qui n'attachent donc pas grande importance à cet organe. Dans la pratique, les réunions de la Commission sont par ailleurs trop souvent influencées par la culture de l'Assemblée générale, plus soucieuse de relayer les demandes des États que d'aboutir à la définition d'actions concrètes.

(3) Pour protester contre l'impuissance du Conseil de sécurité face à la crise syrienne et à la question palestinienne, l'Arabie saoudite, élue en 2013 au Conseil, a finalement fait part de son refus d'y siéger tant qu'il ne serait pas réformé et en mesure d'assumer ses responsabilités.