Politique Internationale - La Revue n°101 - AUTOMNE - 2003

sommaire du n° 101
SORTIE DE CRISE À KINSHASA
Article de Colette Braeckman
Journaliste
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After five years of war and 3.5 million deaths, the Democratic Republic of Congo is slowly mending its wounds. No fewer than six different foreign armies, some supporting the rebels, others the Kinshasa regime, were involved in the conflict. Until 2001, despite countless conferences, summits and attempts at mediation - and despite the signature in 1999 of the Lusaka accords, which called for the deployment of UN troops and the withdrawal of occupying armies - the situation remained irresoluble. It was not until the arrival of Joseph Kabila, son of the assassinated president, that the vice began to loosen. Step by step, he has worked to strengthen central power in the country, to encourage the withdrawal of the invaders, to restore public services and establish a new constitutional framework. This normalization process should culminate with the legislative elections scheduled for 2005.

Notes :

(1) En juillet 1994, lorsque, mettant fin au génocide qui avait emporté un million de Tutsis et de Hutus modérés, le Front patriotique rwandais s'empara du pouvoir à Kigali, plus de deux millions de Hutus prirent la fuite en direction des pays voisins. Un million et demi s'installèrent dans la province congolaise du Kivu. Les civils étant encadrés, militairement et idéologiquement, par des militaires et des miliciens auteurs du génocide, ces concentrations de réfugiés furent considérées comme un péril pour la sécurité du Rwanda. Paul Kagame, alors ministre de la Défense, déclencha une guerre en octobre 1996. Plus d'un million de Hutus regagnèrent alors le Rwanda, tandis que des centaines de milliers d'autres tentèrent de fuir ou furent massacrés. Après avoir installé Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa, Kigali reprocha à son protégé de se montrer ingrat. Il fut soupçonné d'avoir changé d'alliance, et en particulier d'avoir accepté de collaborer avec des Hutus armés, auteurs du génocide.
(2) Interhahamwe, terme rwandais qui signifie littéralement " ceux qui combattent ensemble ". C'était le nom donné aux milices créées par les partis rwandais extrémistes et qui se rendirent coupables des pires atrocités.