Politique Internationale - La Revue n°160 - ÉTÉ - 2018

sommaire du n° 160
Brexit pour un nouveau référendum
Entretien avec Andrew ADONIS
Ancien ministre de l'Éducation (2005-2008). Ancien ministre des Transports (2008-2010). Membre de la
conduit par
Sonia DELESALLE-STOLPER
Journaliste à Libération. Correspondante du journal pour le Royaume-Uni et l'Irlande
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Andrew Adonis se ha convertido en los últimos meses en uno de los líderes del movimiento anti-Brexit. En esta entrevista realizada por Sonia Delesalle-Stolper, este Laborista, ex ministro de Tony Blair y Gordon Brown, habla de las razones que llevaron a este voto desastroso. No tiene palabras bastante duras para calificar la decisión de David Cameron de convocar el referéndum del 23 de junio de 2016, cuyo resultado fue cristalizar todo el descontento en torno a la Unión Europea - en particular debido a la inmigración incontrolada de trabajadores de los países del Este tras la ampliación de 2004. Pero cuanto más tiempo pasa, más consciente son los electores de lo enorme que será la factura del Brexit. La opinión comienza a cambiar. Por esta razón, antes de que ocurra lo irremediable, Lord Adonis está haciendo campaña para organizar un nuevo referéndum cuyo resultado no dejaría, en su opinión, la más mínima duda... 


Notes :




(1) Il était officiellement Director of Number 10 Policy Unit.



(2) La Chambre des lords est la Chambre haute du Parlement britannique. Elle se compose essentiellement de membres nommés à vie par la reine, sur proposition du premier ministre ou d'une commission de nomination des lords, de 92 lords héréditaires membres de l'aristocratie et de 26 membres de droit issus du clergé de l'Église d'Angleterre. Le nombre total des lords varie en fonction des nominations. Ils sont à l'heure actuelle 779.



(3) En 2001, un recensement avait enregistré la présence de 58 000 Polonais au Royaume-Uni. En 2011, ils étaient 579 000 ; en 2016, environ 900 000. Le gouvernement travailliste avait estimé en 2004 qu'environ 13 000 Polonais immigreraient au Royaume-Uni.



(4) Dans un discours devant les Nations unies en 1952, le premier ministre britannique avait déclaré qu'il ne pensait pas que « le Royaume-Uni puisse se fédérer avec l'Europe continentale » : « Nous ne pouvons pas être absorbés dans une Europe fédérale », avait-il dit.



(5) Le 21 octobre 1942, dans une lettre à son ministre des Affaires étrangères Anthony Eden, il se disait « impatient de voir se construire les États-Unis d'Europe, dans lesquels les barrières entre les nations seraient largement réduites et la libre circulation possible ».



(6) En juillet 1957, dans son dernier discours sur l'Europe, prononcé à Westminster, il se félicite de la création par la signature du traité de Rome, quatre mois plus tôt, de la Communauté économique européenne entre la France, la Belgique, l'Allemagne de l'Ouest, les Pays-Bas, l'Italie et le Luxembourg, qui crée un « marché commun » auquel « toute l'Europe libre devrait avoir accès ». « Nous espérons sincèrement la rejoindre », avait-il ajouté.



(7) Pendant la campagne qui a précédé le référendum du 23 juin 2016, le camp du Leave, en faveur de la sortie de l'Union européenne, avait utilisé des bus sur lesquels était affichée l'affirmation, fausse, que la sortie de l'UE permettrait de reverser 350 millions de livres par semaine au NHS. Ce slogan, démenti par tous les faits et aujourd'hui même par les partisans du Leave, a eu un très fort impact sur les électeurs.



(8) Du 1er au 3 juin 1955, les ministres des Affaires étrangères de la France, des Pays-Bas, de l'Italie, de la République fédérale d'Allemagne, du Luxembourg et de la Belgique se réunissent à Messine en Sicile. Après deux jours de discussions, ils se mettent d'accord sur la résolution de Messine, qui a jeté les bases du traité de Rome. Et ils invitent le Royaume-Uni à participer à des discussions ultérieures à Bruxelles.



(9) Boris Johnson a mené la campagne du Leave et, depuis, au sein du cabinet de Theresa May, il représente l'aile la plus dure en faveur d'un Brexit radical. Chez les députés conservateurs, il est soutenu par Jacob Rees-Mogg, tenant de l'aile très à droite et très eurosceptique des Tories, à la tête d'un groupe de pression, Europe Research Group. En cas de départ de Theresa May de la tête du parti conservateur, Boris Johnson et Jacob Rees-Mogg figurent parmi les favoris pour lui succéder.