Politique Internationale - La Revue n°108 - ÉTÉ - 2005

sommaire du n° 108
Côte d'Ivoire : la voix des rebelles
Entretien avec Guillaume Soro
Secrétaire général des Forces nouvelles (Côte d'Ivoire)
conduit par
Bertrand de Lesquen
Journaliste indépendant
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Desde hace tres años, las Fuerzas Nuevas, rebeldes proce-
dentes del norte de Costa de Marfil, ocupan el 60% del territorio de esta antigua joya del "coto privado" de Francia en África del Oeste. Estos rebeldes, que recusan el poder del presidente Laurent Gbagbo, obtuvieron en enero de 2003 la firma de los acuerdos de paz de Marcoussis, que permiten mantener una paz frágil en el país. No obstante, esta solución a medias no satisface a nadie y todas las miradas están puestas en las elecciones presidenciales de octubre de 2005. En esta entrevista exclusiva concedida a Bertrand de Lesquen para Politique Internationale, el líder de las Fuerzas Nuevas, Guillaume Soro, explica que los rebeldes sólo desean una cosa: que Gbagbo abandone el poder y Costa de Marfil emprenda el camino del desarrollo democrático tras unas elecciones justas y leales. Pero, esta vez no hay que volver a engañar al pueblo, previene Guillaume Soro: si Gbagbo manipula una vez más las urnas, las Fuerzas Nuevas no vacilarán en volver a tomar las armas...

Notes :

(1) Les Forces nouvelles sont constituées de trois partis : le Mouvement patriotique de la Côte d'Ivoire (MPCI) ; le Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) ; et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP).
(2) Né le 1er janvier 1942 à Dimbroko, près de Yamoussoukro, dans le centre de la Côte d'Ivoire, Alassane Dramane Ouattara (surnommé " ADO ") est le fils d'un ancien chef traditionnel de la Haute-Volta, un territoire intégré à la Côte d'Ivoire entre 1932 et 1947 et qui constitue de nos jours le Burkina Faso - un élément brandi par ses adversaires pour lui dénier le droit de se présenter aux élections ivoiriennes.
(3) Musulmans originaires du nord de la Côte d'Ivoire ou de pays voisins.
(4) L'accord de Marcoussis a prévu la constitution d'un gouvernement de réconciliation nationale chargé, d'une part, de préparer les prochaines échéances électorales afin que se tiennent des élections crédibles et transparentes et, d'autre part, d'appliquer le programme défini lors des négociations visant à assurer la paix, la stabilité et le redressement du pays.
Selon cet accord, le gouvernement de réconciliation nationale est dirigé par un premier ministre de consensus doté de pouvoirs exécutifs renforcés. Ce premier ministre est appelé à rester en poste jusqu'à la prochaine élection présidentielle à laquelle il ne pourra se présenter. La tâche de former le gouvernement incombe au premier ministre de réconciliation, en concertation avec le chef de l'État et conformément au principe d'" équilibre " requis par l'accord. Ce rôle a été confié à Seydou Diarra, un homme de compromis, musulman originaire du nord du pays, qui avait déjà été premier ministre de décembre 1999 à octobre 2000, lorsque le général Gueï était au pouvoir. M. Diarra est âgé de 70 ans.