Politique Internationale - La Revue n°92 - ÉTÉ - 2001

sommaire du n° 92
UNE RENAISSANCE LIBANAISE
Entretien avec Emile LAHOUD
Président de la République libanaise depuis octobre 1998.
conduit par
Jean-Pierre Perrin
Journaliste, spécialiste du Moyen-Orient. Auteur, entre autres publications, de : Jours de poussière
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Jean-Pierre Perrin - Monsieur le Président, le retrait israélien de la zone occupée au Sud-Liban, en mai 2000, avait suscité l'espoir que cette partie du Proche-Orient retrouverait enfin la paix. Un an plus tard, force est de constater qu'il n'en est rien. A qui incombent, selon vous, les responsabilités de cette tension persistante à votre frontière ?

Émile Lahoud - Je tiens d'abord à préciser que si l'occupant israélien s'est retiré du Liban-Sud et de la Békaa-Ouest, ce n'est nullement pour se mettre en conformité avec la résolution 425 du Conseil de sécurité (1) qu'il violait depuis 22 ans. En fait, Israël a dû reculer devant la Résistance nationale et l'armée libanaise, autour desquelles notre peuple avait resserré les rangs. L'État hébreu, dont le monde entier reconnaît la suprématie militaire dans la région, a donc été vaincu par la volonté de résistance des Libanais. C'est une sévère défaite. Mais si Israël se retrouve dans une impasse, c'est aussi en raison des prises de position agressives de M. Sharon. Cet État tente, par tous les moyens, d'entretenir la tension dans la région. Non seulement il occupe toujours les fermes de Chébaa (2), mais il n'a jamais libéré les Libanais arbitrairement détenus dans ses prisons et il viole régulièrement notre espace aérien, maritime et terrestre. Tant qu'Israël poursuivra sa politique d'agression, nous résisterons. Et cela, jusqu'à ce que la totalité de nos territoires nous soit restituée et jusqu'à ce que l'intégralité de nos droits soit respectée.

J.-P. P. - Au Sud-Liban, fief du Hezbollah, l'État libanais semble peu présent. A maintes reprises, Paris a souhaité que l'armée de votre pays se déploie véritablement dans cette zone, ce que demande également une partie de la classe politique libanaise. Pourquoi vous y refusez-vous, et à quelles conditions pourriez-vous changer d'avis ?

É. L. - La situation est beaucoup plus complexe que ce que votre question semble suggérer. D'une part, le retrait israélien du Liban n'a pas été total. D'autre part, la sécurité des régions libérées est assurée. La situation est stable grâce, en particulier, à l'efficacité des mesures prises par les Forces de sécurité intérieure. Le nombre d'incidents est très réduit (3). En revanche, les conditions d'une paix juste, globale et permanente n'étant pas réunies, et le retrait ennemi demeurant, comme je vous le disais à l'instant, inachevé, il n'est pas question de déployer nos forces aux frontières avec Israël. D'une part parce que l'armée libanaise ferait alors office de bouclier (4) pour Israël, mais aussi parce qu'elle risquerait d'être prise en tenaille si l'ennemi lançait des opérations militaires derrière ses lignes.

J.-P. P. - La question des fermes de Chébaa occupe beaucoup la diplomatie française et la communauté internationale. Celles-ci comprennent mal que la guerre puisse reprendre pour quelques hameaux isolés dont quasiment personne, au Liban, ne semblait connaître l'existence avant le retrait israélien. D'ailleurs, la souveraineté libanaise sur les fermes de Chébaa demeure incertaine. Est-on bien sûr qu'elles sont libanaises et non pas syriennes ?

É. L. - En vertu du droit international, tout pays doit pouvoir jouir pleinement de sa souveraineté, sur l'ensemble de son territoire. C'est pourquoi nous réclamons la libération des fermes de Chébaa. Israël, nous en avons parlé, occupe toujours cette zone en prétextant qu'elle ne ferait pas partie du territoire libanais. Pour Tel-Aviv, par conséquent, la résolution 425 ne concerne pas cette question. Israël cherche ainsi à susciter un conflit entre le Liban et l'ONU. Nous avons présenté toutes sortes de documents qui prouvent la libanité des fermes de Chébaa, déjà attestée par les cartes élaborées à l'époque du mandat français. De même, la Syrie a officiellement reconnu, devant l'ONU, que cette région est libanaise. Mais les Nations unies ne nous ont pas répondu. Des pressions considérables, je ne vous le cache pas, sont exercées sur le Liban afin de nous obliger à renoncer à nos droits sur ce territoire, ce qui favoriserait la sécurité d'Israël. Mais quels que soient les sacrifices que nous devrons consentir, et en dépit du soutien injuste et partial apporté par les grandes puissances à l'État hébreu, nous réaffirmons que les fermes de Chébaa sont libanaises et qu'elles doivent être libérées.

J.-P. P. - Les Libanais aspirent à la paix. Après la fin de l'occupation israélienne, n'est-il pas temps que les armes se taisent ? Les différends qui continuent à vous opposer à Israël — fermes de Chébaa, mines israéliennes au Sud-Liban (5), question des prisonniers libanais… — ne peuvent-ils être réglés par la négociation ?

É. L. - Les concepts retenus lors de la conférence de Madrid, en 1991, sont clairs : l'option stratégique, pour les Arabes, consiste à négocier la paix en échange de la restitution intégrale des terres occupées. Nous ne craignons pas plus les négociations que nous n'avons craint les agressions israéliennes. Toutefois, le passé sanguinaire de M. Sharon n'incite guère à l'optimisme.

J.-P. P. - Même s'il s'agit d'une affaire intérieure israélienne, faites-vous une différence entre le gouvernement d'Ehoud Barak et celui d'Ariel Sharon ?

É. L. - Ce qui compte, ce ne sont pas tant les hommes que la volonté d'aboutir à une paix juste, globale et permanente. Or force est de constater qu'une telle volonté n'est guère perceptible à l'heure actuelle.

J.-P. P. - Est-il normal qu'un État souverain accepte la présence d'une milice armée sur son territoire ? Quand demanderez-vous au Hezbollah de déposer les armes et de se transformer en parti politique ordinaire ?

É. L. - Les armes du Hezbollah sont celles de la Résistance qui a vaincu l'appareil militaire le plus destructeur de la région. Pourquoi faudrait-il désarmer la Résistance, alors même qu'Israël occupe toujours une partie du territoire libanais ? Attend-on de nous que nous nous inclinions devant le fait accompli israélien ? J'ajoute que le Hezbollah s'est intégré à la société et à la vie politique libanaises, où son bloc parlementaire est très actif. C'est aux responsables de ce parti de discuter de son statut.

J.-P. P. - Certains, dont le premier ministre, Rafic Hariri, ont reproché au Hezbollah un mauvais « timing » dans ses opérations militaires contre Israël. Quel est votre sentiment sur ce point ?

É. L. - La position officielle du Liban est parfaitement claire : nous appuierons la Résistance jusqu'à la libération totale du pays.

J.-P. P. - Ici et là, des voix s'élèvent pour demander, au nom du respect des accords de Taëf (6), un redéploiement de l'armée syrienne au Liban. C'est notamment le cas du patriarche maronite Sfeir et du dirigeant druze Walid Joumblatt (7). Comment jugez-vous ces revendications ?

É. L. - Le fait que ce sujet soit abordé maintenant, c'est-à-dire après la défaite israélienne, n'est pas innocent. Comment dissocier cette demande des pressions exercées sur le Liban pour qu'il se plie aux exigences israéliennes ? Certains veulent saper l'unité de vues entre le Liban et la Syrie, créer une atmosphère de division et de conflit afin d'affaiblir notre pays. Or, je le répète, le Liban uni et solidaire a vaincu l'ennemi israélien. C'est une première dans l'histoire du conflit arabo-israélien. La présence syrienne au Liban est provisoire et jouit de l'appui des autorités libanaises. Elle est d'ordre stratégique. Lorsque les conditions nécessaires à la stabilité régionale seront réunies, nous pourrons réviser notre position, en coordination avec nos frères syriens.

J.-P. P. - Existe-t-il, actuellement au Liban, des risques d'exacerbation du confessionnalisme ?

É. L. - Je suis convaincu que notre pays est désormais immunisé contre pareil danger.

J.-P. P. - Imaginons que la paix demeure encore longtemps introuvable au Proche-Orient. Quel serait alors l'avenir des quelque 300 000 Palestiniens qui survivent, au Liban, dans des conditions difficiles ? Est-il envisageable d'adopter des mesures spécifiques pour adoucir leur sort, notamment dans le domaine de l'emploi ?

É. L. - Nous soutenons le droit au retour des réfugiés en Palestine, ainsi que la création d'un État palestinien. Le Liban n'accepte pas l'implantation des réfugiés sur son sol et estime qu'il n'a pas à subir les conséquences de l'occupation israélienne en Palestine. Quant à la situation des réfugiés vivant dans les camps, elle relève principalement de l'aide apportée par l'UNRWA (8). Il n'empêche : nous devons tout mettre en œuvre pour qu'ils puissent recouvrer leurs droits et leur dignité.

J.-P. P. - Les électeurs libanais ont fait appel à M. Rafic Hariri pour redresser l'économie du pays. Or depuis qu'il a retrouvé son poste de premier ministre, la situation ne semble guère s'améliorer. A quelles conditions, selon vous, le Liban pourrait-il retrouver sa prospérité de naguère ?

É. L. - Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'économie libérale a été à la base du remarquable développement qu'a connu notre pays. Elle demeure, plus que jamais, indispensable au redressement du Liban, à la mobilisation des énergies et des initiatives privées, et à l'afflux de capitaux extérieurs. Les Libanais sont unanimes face à ce choix fondamental, et je m'en réjouis. Toutefois, deux réflexions s'imposent : 1- Il convient d'alléger, autant que possible, les contraintes administratives qui pèsent encore sur notre économie afin qu'elle puisse bénéficier des effets positifs de la concurrence. 2- Il faut redéfinir le rôle et les fonctions de l'État. La répartition des tâches et des domaines d'activité entre l'État et le secteur privé doit constituer, maintenant que la privatisation a été lancée, une priorité (9).

J.-P. P. - La persistance des tensions régionales est un sérieux obstacle à toute politique de redressement économique. Comment comptez-vous rassurer les investisseurs étrangers ?

É. L. - Notre volonté de rebâtir un Liban prospère et d'instaurer un État de droit est inébranlable. Certes, la tâche n'est pas simple et la situation régionale entrave, en effet, la relance économique. D'autant qu'Israël a toujours cherché à freiner le développement des pays arabes et, plus particulièrement, du Liban. Mais le gouvernement a lancé un plan d'action qui prévoit toute une série de dispositions favorables au rétablissement de la confiance, donc à l'investissement étranger : législation sociale peu contraignante, amélioration des infrastructures, fiscalité réduite, assouplissement des contraintes légales et réglementaires, réduction des délais d'obtention des autorisations gouvernementales…. En outre, le Liban ne ménage pas ses efforts pour adapter son économie aux nouvelles exigences internationales. Nous mettons, notamment, l'accent sur le développement des hautes technologies et sur la formation de la main-d'œuvre.

J.-P. P. - Les États-Unis ont exprimé le vœu que les banques de Beyrouth mettent fin au secret bancaire. Quelle est votre opinion ?

É. L. - Au début des années 50, le législateur libanais a mis en place les bases du système bancaire actuel, dont les deux fondements essentiels sont la liberté de change et le secret bancaire. Historiquement, les banquiers ont toujours été tenus à un devoir de discrétion. Dans les sociétés modernes, le secret bancaire est une forme de secret professionnel comportant des obligations renforcées. L'objectif de cette institution, c'est de protéger les intérêts matériels et moraux des déposants. Elle a donc son rôle à jouer dans la consolidation du secteur bancaire, qui est un moteur de la confiance. Le 22 février dernier, le Conseil des ministres a donné son aval à un projet de loi sur le blanchiment d'argent qui se conforme aux 40 recommandations du GAFI (10). D'autres textes témoignent de la détermination du gouvernement à lutter contre le blanchiment et à renforcer le secteur financier libanais. La Banque du Liban est très active, et le FMI estime que nous respectons actuellement 29 des 30 « principes de Bâle » en matière de contrôle bancaire.

J.-P. P. - On estime à 15 000 le nombre de Libanais qui, chaque mois, quittent leur pays, le privant de ses forces vives. Comment faire pour remédier à cette situation désastreuse ?

É. L. - De nombreux jeunes Libanais choisissent, en effet, la voie de l'émigration. Je suis très attentif à ce problème qui reflète l'angoisse de la nouvelle génération — privée, malgré ses diplômes, de débouchés professionnels au Liban. Cette situation résulte de plusieurs facteurs : la guerre et ses séquelles ; les difficultés économiques régionales et internationales ; et, surtout, le « blocus » économique indirect imposé au Liban afin de le contraindre à accepter des choses qu'il refuse (11). Quoi qu'il en soit, l'amélioration des conditions d'investissement et les mesures législatives et financières que nous avons adoptées contribueront à la création de nouveaux emplois. J'ajoute qu'il ne faut pas dramatiser : après tout, l'émigration libanaise est un phénomène fort ancien qui remonte à l'Antiquité et n'a cessé de contribuer au rayonnement et à l'ouverture de notre pays.

J.-P. P. - Beyrouth accueillera, en octobre prochain, le sommet de la francophonie. C'est une première pour un pays du Proche-Orient. Pourtant, d'aucuns reprochent au Liban de ne pas faire assez pour la diffusion de la langue et de la culture françaises. Est-ce aussi votre sentiment ?

É. L. - Pour le Liban, ce rendez-vous suscite trois espoirs. D'un point de vue politique, tout d'abord, la participation de 56 États à cette rencontre illustre l'appui et la solidarité qu'on nous témoigne face aux pressions politiques, économiques et militaires dont nous sommes victimes. En second lieu, ce sommet constituera une occasion de promouvoir et de consolider nos relations avec chacun des pays présents. Enfin, le thème retenu — « le dialogue des cultures » — fera l'objet de multiples manifestations et cérémonies partout au Liban, ce qui favorisera les échanges à tous les niveaux. La francophonie est le gage d'un certain pluralisme culturel à l'échelle mondiale. Et elle constitue l'un des aspects de la personnalité libanaise. Je suis donc optimiste quant à l'avenir de la langue française au Liban. La présence du français dans notre vie intellectuelle est, depuis longtemps, bien enracinée. Elle n'est pas imposée par les seuls besoins de l'activité économique...

J.-P. P. - Qu'attendez-vous de la France, aux plans diplomatique et économique ?

É. L. - Nous souhaitons que la France et l'Union européenne jouent un rôle plus actif au service du droit international et d'une paix juste, globale et durable : il faut contraindre Israël à reprendre les négociations. Notre relation amicale avec Paris, chacun le sait, remonte à plusieurs siècles. La France s'est toujours tenue à nos côtés, y compris aux pires moments de notre Histoire. Et elle a beaucoup contribué au redressement économique et à la reconstruction de notre pays. Quant au président Jacques Chirac, non seulement il fut le premier chef d'État français à effectuer une visite officielle au Liban, mais il s'y est rendu à quatre reprises. Je ne doute pas que la France continuera à nous prodiguer soutien politique et aide économique. Et j'espère que nous pourrons, à travers elle, consolider nos relations, en particulier économiques, avec l'ensemble des pays européens.

Notes :

(1) La résolution 425, adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 19 mars 1978, exige le retrait immédiat des forces israéliennes de tous les territoires libanais occupés.
(2) Il s'agit de minuscules hameaux et de domaines, d'une superficie d'environ 20 km2, situés sur le versant libanais du Mont Hermon, qui domine le plateau du Golan. Les Nations unies considèrent que, dans la mesure où ce territoire était sous le contrôle de la Syrie lors de sa conquête par Israël en 1967, son sort devrait être réglé entre ces deux pays. L'Union européenne adopte la même position, estimant que le Hezbollah ne peut en aucun cas se servir du prétexte de Chébaa pour poursuivre ses opérations contre les forces israéliennes.
(3) Les « incidents » dont parle le général Lahoud désignent les représailles, jusqu'à présent très rares, exercées par le Hezbollah contre les familles et les biens des collaborateurs, anciens alliés de Tsahal. Quant aux gendarmes des Forces de sécurité intérieure et aux policiers en civil en mission au Sud-Liban, on estime leur nombre à environ 1 500 hommes. Pour l'Union européenne, qui a adopté les positions de Paris, cette présence est très insuffisante. L'UE, tout comme les Nations unies, conditionnent l'octroi d'une aide importante au Sud-Liban — qui traverse une grave crise économique depuis l'évacuation de la région par Tsahal — au déploiement de l'armée nationale libanaise.
(4) Le président Lahoud fait référence à la présence du Hezbollah, qui attaque régulièrement les positions israéliennes dans le secteur dit des « fermes de Chébaa ».
(5) On évalue à 130 000 le nombre de mines et d'obus abandonnés au Sud-Liban après le retrait israélien. Les autorités libanaises réclament les cartes indiquant l'implantation précise des mines posées par Tsahal et ses supplétifs de l'Armée de libération du Liban sud, cartes qui n'ont pas été remises à la Finul (Force des Nations unies au Liban). Depuis le retrait israélien, 13 civils ont été tués et plus de 80 autres blessés par l'explosion de ces mines. Selon l'ONU, le nombre de victimes augmentera lorsque les 300 000 habitants originaires du Sud-Liban auront regagné la zone (70 000 habitants aujourd'hui). Le déminage est en cours et pourrait être achevé d'ici quatre ans. Les Émirats Arabes Unis se sont engagés à financer l'opération à hauteur de 50 millions de dollars. La Finul, qui procède au déminage avec des artificiers de l'armée libanaise, a déjà désamorcé 3 260 engins.
(6) Signé en 1989 dans la ville saoudienne du même nom, l'accord de Taëf a mis fin à la guerre du Liban (1975-1989) en instaurant un nouveau Pacte national. Par ailleurs, en vertu de l'un des articles de ce texte, les troupes syriennes auraient dû se redéployer dans la plaine de la Békaa dès septembre 1992.
(7) Mgr Nasrallah Sfeir a qualifié la présence syrienne au Liban d'« occupation », au même titre que celle d'Israël naguère. Ex-allié de Damas, Walid Joumblatt fut, pendant plusieurs mois, persona non grata en Syrie pour avoir demandé le redéploiement des troupes syriennes au Liban. Après les menaces israéliennes de frappes contre l'armée syrienne au Liban, il s'est réconcilié (provisoirement ?) avec le président Bachar el-Assad. On évalue aujourd'hui à au moins 20 000 hommes les effectifs syriens au Liban (Cf. les dernières estimations de l'Institut international d'études stratégiques de Londres).
(8) L'organisme des Nations unies qui gère, depuis 1949, l'aide humanitaire internationale apportée aux réfugiés palestiniens.
(9) La loi sur les privatisations figurait déjà dans le plan de redressement élaboré fin 1998 par Sélim Hoss, le prédécesseur de Rafic Hariri à la tête du gouvernement libanais. Trois secteurs sont concernés : le réseau téléphonique, la distribution d'eau et l'électricité (EDL, Électricité du Liban). La privatisation de 15 % de EDL a été récemment approuvée par le gouvernement Hariri, qui a chargé BNP-Paribas de trouver preneur. Actuellement, la dette publique libanaise avoisine les 26 milliards de dollars, soit près de 160 % du PIB.
(10) GAFI : Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux.
(11) Cf. note (3). L'UE et les Nations unies conditionnent leur aide économique au Liban à un arrêt des opérations militaires du Hezbollah contre Israël.