World leaders speak out in

A last stand in Tehran

(1) https://www.leparisien.fr/faits-divers/huit-ans-de-prison-pour-un-membre-de-la-dz-mafia-auteur-dincendies-visant-des-entreprises-liees-a-israel-09-01-2026-ULB3L6CFDZFIHCNBNZDPOGIBII.php

(2) The Taif Agreement (1989), officially entitled the National Understanding Document, sealed the loss of Lebanon's sovereignty and the transition from a system dominated by "political Maronitism" to one based on "political Sunnism". Under the guise of "fraternal relations", the agreement formalized the assistance of Syrian forces to enable the Lebanese state to extend its sovereignty, while providing for the redeployment of these troops to the Bekaa after a set period. The author considers that this led to the occupation of Lebanon by Syria. The agreement was fiercely opposed by sovereignist figures such as General Michel Aoun, Dr Fouad Abou Nader, Dany Chamoun and Etienne Sacre (alias Abou Arz). Conversely, Samir Geagea and his militia's support for the agreement facilitated the Syrian invasion of October 1990. The Taif "diktat" was the starting point for a shift in power from political Maronitism to political Sunnism (embodied by Rafic Hariri), before evolving into political Shiism.

(3) The fall of the Bashar al-Assad regime and the entry of Abu Mohammad al-Joulani (HTS) into Damascus brought an immediate break with the doctrine of "hostile stability" maintained by Israel throughout the Assad dynasty (1970-2024). Between December 8 and 10, 2024, Tsahal carried out an unprecedented large-scale air operation (over 250 strikes) aimed at establishing a military tabula rasa. The campaign neutralized virtually the entire fighter fleet (MiG-23, MiG-29, Su-24) and attack helicopters at the Sayqal, Al-Doumayr and T4 bases, as well as the strategic infrastructure of the CERS (Center for Scientific Studies and Research). The aim was to prevent sophisticated arsenals from falling into the hands of non-state groups, de facto depriving the new power of any capacity for air projection or conventional deterrence.

 

 

$

Politique Internationale — Selon vous, quel sera le dénouement de l’intervention américano-israélienne en Iran ?

Michel Fayad — En tout cas, ce qui est souhaitable, c’est que la République islamique tombe très rapidement et que, par conséquent, la guerre se termine le plus vite possible. C’est la première fois dans l’histoire militaire qu’en 48 heures on assiste à l’assassinat du chef de l’État, du ministre de la Défense, du chef du Conseil de Défense, du chef de l’armée et du chef de la force paramilitaire d’un régime ! Si la suite prend plus de temps, les choses risquent de se compliquer car l’Iran dispose d’un stock d’armes très important et peut toujours compter sur ses proxies. Il pourrait même actionner ses ramifications dans le milieu du grand banditisme. Une affaire est sortie récemment en France qui illustre ces collusions : l’affaire Marco Polo. Un trafiquant de drogue de la DZ Mafia à Marseille aurait reçu de l’argent de la République islamique d’Iran pour commettre, avec sa compagne, des crimes et des attentats sur le sol français. Il a été arrêté en 2024 et son procès s’est ouvert début 2026 (1).

P. I. — Et quelle est l’issue la plus probable ?

M. F. — Si les Américains et les Israéliens continuent au même rythme, le plus probable est la chute du régime. Mais les Iraniens ont encore des atouts dans leur manche, on l’a vu ces derniers jours : en bloquant le détroit d’Ormuz où passent 20 % du pétrole, 22 % du gaz et 33 % des engrais, ils conservent un pouvoir de nuisance considérable. Ils ont aussi tapé l’oléoduc qui va de Bakou en Azerbaïdjan jusqu’en Turquie (à Ceyhan), en passant par Tbilissi en Géorgie, et par lequel transite plus de 1 million de barils de pétrole par jour à destination de l’Europe. Il n’est pas impossible non plus que les Houthis s’en prennent à l’oléoduc qui traverse le canal de Suez, qui apporte chaque jour 2,5 millions de barils de pétrole à l’Europe. Ces mêmes Houthis peuvent aussi paralyser toute la production saoudienne en ciblant les champs pétroliers en Arabie. On voit donc que l’Iran a encore les moyens de faire du mal à l’Occident.

C’est pourquoi, je le répète, la clé de tout, c’est la rapidité de cette guerre.

P. I. Est-il possible qu’une partie des Gardiens de la révolution ou de l’armée bascule du côté américano-israélien en échange de la promesse, par exemple, d’une amnistie ?

M. F. Je ne crois pas au scénario selon lequel l’armée se rebellerait contre les Gardiens de la révolution. Pour la simple et bonne raison qu’en réalité, depuis la révolution islamique de 1979 et plus encore depuis ces dernières années, les Gardiens de la révolution ont pris l’ascendant militaire sur l’armée et qu’ils l’ont infiltrée à tous les niveaux. Concrètement, il est impossible pour l’armée de se soulever contre les Gardiens. En revanche, il peut y avoir des défections individuelles dans l’armée, mais pas de retournement en bloc. Il y a également des défections individuelles dans …