World leaders speak out in

Donald contre Léon : qui l’emportera ?

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Duel au sommet : c’est ainsi que l’on pourrait qualifier l’affrontement qui a récemment éclaté entre Donald Trump et Robert Francis Prevost, alias Léon XIV, né à Chicago il y a 70 ans et élu pape le 8 mai 2025.

L’actualité récente vient de nous en offrir la séquence la plus spectaculaire.

Depuis les fêtes de Pâques, fin mars 2026, puis tout au long du voyage effectué par Léon XIV en Afrique, du 13 au 23 avril dernier, le monde a assisté, éberlué, à un flot quasi quotidien d’attaques, insultes, diatribes et/ou images visant l’évêque de Rome, et émanant de Donald Trump ou de sa garde rapprochée.

Exprimées sur un ton et avec une véhémence totalement inappropriés s’agissant du chef de l’Église catholique, ces attaques ont sidéré l’opinion.

Comme si les États-Unis n’avaient pas assez de guerres sur les bras, le 47ème Président américain en déclenchait une nouvelle en ciblant le 267ème successeur de Saint-Pierre...

Deux hommes, deux Américains, deux personnalités, deux leaders mondiaux aux antipodes l’un de l’autre se trouvent désormais face à face. Le premier est à la tête de la plus grande puissance mondiale, le second trône sur l’État-puce du Vatican en même temps qu’au sommet de l’Église catholique et de ses 1,4 milliard de fidèles.

Dire que le combat est inégal est une litote. Le pape et le président ne jouent pas dans la même catégorie. D’où l’intérêt de cet affrontement aussi singulier qu’inédit qui vient de révéler toute son ampleur et dont l’issue et les enjeux sont déterminants. Le ridicule de certaines des attaques « anti-pape » orchestrées par la Maison-Blanche ne doit tromper personne. Ce qui est en jeu risque, en effet, d’engendrer des répercussions bien plus importantes et imprévisibles que le caractère a priori divertissant de cet épisode des relations internationales digne d’une série Netflix.

Ces événements posent de nombreuses questions. Tout d’abord, qui sont et que recherchent ceux qui les ont provoqués ? Car Donald Trump est loin d’être le seul à avoir voulu initier cette partie. Comment et pourquoi la théologie est-elle si souvent convoquée dans le débat politique aux États-Unis et est-il, dès lors, naturel que le premier pape américain (Robert Francis Prevost a également la nationalité péruvienne depuis 2015, année de sa nomination à la tête de l’évêché de Chiclayo) ait été entrainé dans la bataille religieuse qui agite la vie politique intérieure de son pays ? Quelles sont les armes de chacun des acteurs de la coalition ? Leurs alliés ? Leurs finalités respectives ? Combien de manches gagnées ou perdues dans l’un et l’autre camp depuis le début du déclenchement des hostilités ? Et au final, surtout, qui l’emportera ? « Le golfeur de Mar-a-Lago » (1) ou le « tennisman de Castel Gandolfo » (puisque c’est ainsi que se détend, chaque mardi, dans la villégiature pontificale, celui qui troque alors sa soutane blanche contre un simple short Nike) ?

Pour décrypter ce match important, un flash-back s’impose. Car ses prémisses remontent en réalité à quelques mois. Plus discrètement, un premier round avait déjà eu lieu entre Rome et Washington sur la question de …