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Juifs et Arabes : le pari de la confiance

Né en 1975 à Haïfa, la grande ville mixte d’Israël, dans une famille ouvrière, musulmane et palestinienne, Ayman Odeh débuta sa scolarité dans une école chrétienne de son quartier avant d’étudier le droit en Roumanie à la fin des années 1990. Il s’engage au sein du parti communiste israélien, qui s’était fondu en 1977 dans une formation judéo-arabe plus large, Hadash, dont il deviendra le secrétaire général en 2006. Après avoir été élu à 23 ans conseiller municipal de Haïfa, il sera député sans interruption à partir de 2015 à la tête de coalitions rassemblant plusieurs partis arabes. Il les mènera à leur plus grand succès en obtenant 15 sièges à la Knesset en mars 2020. En octobre de la même année, il s’oppose aux accords de normalisation entre les Émirats arabes unis et Israël. Il expliquera à Al Mayadeen, une chaîne libanaise considérée comme proche du Hezbollah, que l’accord vise à légitimer l’occupation afin de construire une alliance contre l’Iran. Un accord qui, d’après lui, repose sur le principe erroné selon lequel le problème majeur d’Israël est l’Iran et non la question palestinienne. En mai 2023, il annonce son intention de se retirer de la vie politique à la fin de son mandat de député à la Knesset.

E. E.-P.

Emmanuelle Elbaz-PhelpsAyman Odeh, vous travaillez actuellement à la création d’un mouvement pour la paix. Quel est votre projet ?

Ayman Odeh — Je mets en place un mouvement populaire qui rassemblera au départ quelques dizaines de milliers d’Arabes et de Juifs et qui se propose de monter en puissance très rapidement. L’objectif est d’établir la paix entre les deux peuples, en quelques années à peine.

Nous venons de vivre la guerre la plus longue et la plus douloureuse qui soit. Du point de vue du gouvernement israélien de droite, les conditions étaient réunies pour « régler définitivement le conflit » : après le 7 Octobre, il est devenu possible d’entreprendre des choses qui n’avaient pas pu se faire dans le passé. Dans les premiers mois, en effet, 90 % de la population juive israélienne soutenait la guerre et Trump a, à plusieurs reprises, donné son blanc- seing pour un transfert de la population palestinienne de Gaza. Mais une fois la guerre terminée, le constat est clair : il reste entre la mer et le Jourdain 7,5 millions de Palestiniens et 7,5 millions de Juifs. Cette donnée ne changera pas. Aucun peuple ne va s’évaporer. Nous devons donc parvenir à un compromis historique fondé sur la reconnaissance des droits nationaux des deux peuples.

E. E.-P.Concrètement, quelles sont les missions de votre mouvement ?

A. O. — Nous nous sommes fixé cinq missions pour la première année. D’abord, réanimer le camp de la paix, qui comprenait des centaines de milliers de personnes en Israël dans les années 1990. Ensuite, former 400 ou 500 groupes d’Arabes et de Juifs : médecins pour la paix, avocats pour la paix, comptables pour la paix, joueurs de football pour la paix... dans tous les domaines. Troisièmement, nous allons lancer une pétition avec l’objectif d’atteindre un million de signatures à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, et un million en Israël — huit cent mille Juifs et deux cent mille Arabes, proportionnellement au poids de chaque groupe dans la société israélienne. L’idée est de montrer aux deux peuples qu’il existe en leur sein de larges franges de la population désireuses de parvenir à la paix. Nous sommes des peuples de 7,5 millions de personnes — pas de 300 millions — donc, un million de chaque côté, ça pèse. Notre quatrième action concerne la jeunesse juive israélienne. Malheureusement, 75 % sont de droite et 25 % soutiennent Ben Gvir et Smotrich. Ces jeunes, soit ils étaient soldats, soit ils sont soldats, soit ils seront soldats, et ils ont le sang chaud. Nous allons donc élaborer des projets ciblés. Nous entrerons dans les écoles, dans les clubs de jeunes et organiserons des rencontres entre Arabes et Juifs et entre Juifs et Palestiniens. Cinquième et dernière mission : faire en sorte que le taux de participation des Arabes israéliens aux prochaines élections atteigne au moins 75 %. C’est capital si l’on veut empêcher Netanyahou, Ben Gvir et Smotrich de rester au pouvoir. Nous allons tout faire pour y parvenir.

E. E.-P.Quel est le nom de votre mouvement ?

A. O. — « Emoun, Trust, Fiqah » [« confiance » en hébreu, anglais et arabe, NDLR]. L’un des grands problèmes au sein des deux peuples, c’est le manque de confiance. Si vous mettez de côté les partisans du parti Meretz (1) qui sont déjà profondément engagés pour la paix, et ceux du parti du Sionisme religieux (2) qui sont farouchement contre, tous les autres vous diront : « Nous avons effectivement fait des erreurs ici ou là, mais de manière générale notre peuple voulait la paix et ce sont toujours ceux d’en face qui l’ont refusée. » Les Israéliens vous parleront de la Commission Peel, du plan de partage par l’ONU, d’Ehud Barak qui a tout donné, d’Ehud Olmert qui a tout lâché, des dirigeants palestiniens qui prennent la fuite au dernier moment... Ce à quoi les Palestiniens rétorqueront : « Nous n’avons reçu que 22 % du territoire ; de notre côté, Yasser Arafat a signé les accords d’Oslo et il a été élu président avec 88 % des voix, de l’autre ils ont assassiné Rabin ; nous avons approuvé l’Initiative de paix arabe, et Israël l’a rejetée ; Mahmoud Abbas veut la paix mais les Israéliens votent sans discontinuer pour Netanyahou ; ce sont eux les occupants et nous les occupés ; Israël est un État fort et nous sommes des mouvements de libération… » Chaque partie soutient vouloir la paix et se heurter au refus de l’autre. C’est pourquoi le mot « confiance » est fondamental. D’où l’importance de cette pétition qui devrait recueillir un million de signatures de chaque côté, afin de montrer à chacun qu’il a un partenaire en face de lui.

E. E.-P.Il existe déjà de nombreux groupes de Juifs et d’Arabes unis pour la paix en Israël, comme « Standing Together » par exemple. En quoi votre mouvement diffère-t-il du leur ?

A. O. — Les gens de Standing Together sont nos partenaires, de véritables alliés et nous allons nous coordonner et travailler ensemble. Mais contrairement à nous, leur mouvement est un mouvement de paix, d’égalité, de démocratie, de justice sociale et autres… Ils sont présents et actifs sur tout ce qui concerne les atteintes aux plus faibles. Nous, nous nous concentrons uniquement sur la paix. De plus, c’est un groupe avec une orientation très à gauche, quelque part entre Hadash et Meretz, alors que nous nous adressons au centre, à tous ceux qui sont favorables à la création d’un État aux côtés d’un État. Notre spectre est plus large mais, sans aucun doute, je les veux comme partenaires.

E. E.-P.Votre particularité est de vouloir créer un mouvement actif non seulement en Israël, mais aussi en Cisjordanie et à Gaza, c’est-à-dire de lier les habitants de ces trois lieux…

A. O. — Il ne s’agit pas de trois lieux mais de deux. Gaza et la Cisjordanie sont une seule et même région : c’est l’État palestinien. Eh oui, nous travaillerons là-bas aussi et c’est là que les Arabes israéliens peuvent faire valoir leur valeur ajoutée. Nous faisons partie du peuple palestinien, et nous faisons partie des citoyens d’Israël. Nous pouvons donc parler à la fois aux Palestiniens et aux Israéliens. En tant que personne qui vit en Israël, parle les deux langues, connaît les deux cultures, est née dans la ville mixte de Haïfa et habite dans un immeuble partagé avec des Juifs, je suis légitime pour donner mon avis aux Palestiniens qui soutiennent qu’on ne peut pas s’entendre avec les Juifs et, vice versa, face aux Israéliens. Nous, les Palestiniens israéliens, représentons 20 % de la société israélienne. Nous avons un rôle à jouer pour rapprocher les peuples et conduire à la paix.

E. E.-P.Avez-vous pour ambition de transformer à terme ce mouvement en parti politique ?

A. O. — Non, et pour une raison simple : notre spectre va du parti Balad [parti nationaliste palestinien] jusqu’au centre. Nous voulons réunir un maximum de gens favorables à un État aux côtés d’un autre État, y compris des personnes de la droite dite « modérée ». Par conséquent, nous ne pouvons pas être un parti qui se présente aux élections car il y a entre nous de nombreux désaccords politiques. D’ailleurs, nos motivations pour la paix ne sont pas non plus les mêmes. Prenons un électeur du centre qui veut la paix pour préserver Israël en tant qu’État juif et démocratique et donc, selon sa définition, assurer une majorité juive en Israël. Vous vous rendez compte de ce que cela signifie ? Cela signifie que chacun d’entre nous [les citoyens Palestiniens israéliens] est un problème en soi. Mais à cette même personne, qui réclame la fin de l’occupation pour préserver une majorité juive, je dis : « Battons-nous ensemble pour la fin de l’occupation et un État aux côtés d’un autre État. » Il n’est pas nécessaire d’avoir la même motivation pour partager un objectif commun. Mandela avait-il la même motivation que De Klerk ? Le FLN algérien celle de De Gaulle ? Gerry Adams celle de Tony Blair ? Ou Martin Luther King celle de Johnson ? Bien sûr que non. Mais après la signature d’un accord, le temps passe et on réalise que ça fonctionne plutôt bien.

E. E.-P.Quelle est votre vision de l’État palestinien ?

A. O. — Je préférerais un seul État où nous puissions vivre dans l’égalité et la démocratie. Mais parce que je sais qu’il existe au sein des deux peuples une majorité écrasante en faveur de l’autodétermination et des droits nationaux, je soutiens la création d’un État aux côtés d’un État. C’est la seule solution réaliste.

E. E.-P.Pourquoi employez-vous le terme d’un « État à côté d’un État » et non de « solution à deux États » ?

A. O. — Si l’on choisit l’expression « solution à deux États », il ne faut surtout pas omettre l’exigence de la fin de l’occupation. Je veux deux États indépendants. Les citoyens de chaque État devront décider de la forme que prendra celui-ci. En ce qui concerne l’État d’Israël actuel, j’accepte le droit à l’autodétermination du peuple juif, mais cela ne doit en aucun cas nuire à l’égalité profonde, au niveau collectif comme au niveau individuel, entre Arabes et Juifs. C’est un de mes combats, et je suis persuadé que la population arabe ne pourra jamais atteindre cette forme parfaite de démocratie, d’égalité et de justice sociale sans la fin de l’occupation. L’occupation est une atteinte à la démocratie. Tant que le conflit perdure, nous Palestiniens d’Israël sommes un « problème » de sécurité, une question démographique. À chaque guerre, les relations entre Juifs et Arabes sont remises en cause, on nous regarde avec suspicion, comme des gens dont la loyauté est sujette à caution. C’est pourquoi la question palestinienne est absolument centrale. L’Israélien moyen ne voit pas ce que je vois. Si nous n’arrivons pas à un compromis, ça explosera.

E. E.-P.Qu’en est-il de Jérusalem, de la question des réfugiés, des frontières… ?

A. O. — Nous devons non seulement conclure une paix des braves, mais aussi une paix des généreux, et cela dans l’intérêt de chaque État. Notre intérêt est que les deux peuples soient satisfaits de ce qu’ils ont reçu, que les deux États prospèrent. Concernant les questions concrètes que vous évoquez, j’ai le privilège de ne pas être assis à la table des négociations. Pourquoi devrais-je prendre des positions qui risquent de diviser alors que je cherche à mobiliser le plus largement possible ?

Je pense néanmoins que les grandes lignes de la paix sont contenues dans le plan auquel les deux parties sont parvenues en 2001 et 2008. En ce qui concerne tel ou tel pourcentage de territoires à échanger, je ne suis pas un expert mais je suis certain que ceux qui auront la responsabilité de gérer ce problème sauront parfaitement y apporter la bonne solution. Si nous voulons vraiment la paix, nous surmonterons tous les obstacles.

E. E.-P.Après l’horreur du 7 Octobre et deux ans d’une guerre atroce à Gaza, à quelle échéance pensez-vous que votre vision d’un « État aux côtés d’un autre État » peut voir le jour ?

A. O. — Cinq ans. Les peuples nous surprennent souvent par leur rapidité à faire des compromis. Mais d’abord laissez-moi vous raconter ce que représente la Nakba pour nous Palestiniens. Je suis originaire de Haïfa. Avant la création d’Israël, nous étions 70 000 Palestiniens. Après la Nakba, nous n’étions plus que 2 000. À Haïfa, il y avait 35 journaux en arabe. Il n’en reste qu’un : Al-Ittihad. De 1948 jusqu’au début des années 1950, Israël a détruit 530 villages à coups de bombes pour empêcher les réfugiés d’y revenir. Nous avons coutume de dire qu’Allah est mort en 1948 ! 90 % des Juifs ne comprennent pas ce qu’est la Nakba pour nous. Et pourtant, au moment d’Oslo, Arabes et Juifs, en Israël, se sont serrés dans les bras et mon peuple a dansé pour la paix. Savez-vous combien de citoyens arabes ont pleuré lorsque Yitzhak Rabin a été assassiné ? Les peuples savent d’instinct, à condition qu’on leur offre un espoir réaliste, choisir l’avenir plutôt que le passé.

Après la première Intifada, il y a eu Oslo. Après la seconde Intifada, il y a eu Olmert, Abu Mazen [Mahmoud Abbas] et le partage de Jérusalem. La paix d’Oslo avait suscité une grande joie. Celle voulue par Olmert et Abu Mazen, en revanche, était accompagnée d’un sentiment de dégoût et de lassitude. Alors oui, je préférerais que la paix se fasse dans la joie mais, même dans l’amertume, l’important est qu’elle se fasse. Les Palestiniens ont frappé Israël le 7 Octobre comme jamais. Les Israéliens ont frappé les Palestiniens ces deux dernières années comme jamais. Et ni les uns ni les autres n’ont réussi à changer l’équation de base. Pour la bonne raison qu’elle est immuable. Nous avons un engagement à tenir envers toutes les victimes. Leur sang ne peut pas avoir été versé en vain. Sommes-nous mauvais au point de laisser cette situation perdurer et nous exploser à la figure une fois de plus ?

E. E.-P.Le plan Trump fournit-il un cadre adéquat pour travailler sur le long terme ?

A. O. — Je ne crois pas en Trump. Je ne crois pas en ses valeurs ; d’ailleurs, je ne crois pas qu’il en ait. Mais j’ai soutenu le plan sur deux points essentiels : l’arrêt de la guerre et la libération des otages et des prisonniers. Et puis, il évoque un État palestinien à l’article 19, et Netanyahou a été contraint de l’accepter. Néanmoins, le silence de Ben Gvir et Smotrich est assourdissant. Je l’explique par le fait qu’un autre accord a sans doute été négocié, discrètement, qui va permettre aux Israéliens de réaliser des choses qu’ils n’ont pas réussi à accomplir pendant la guerre. Entre autres, établir une entité palestinienne uniquement à Gaza et non en Cisjordanie et à Gaza, afin d’éloigner les territoires l’un de l’autre ; faire venir massivement de la main-d’œuvre de Cisjordanie pour reconstruire Gaza, ce qui aura pour effet de diluer la population de Cisjordanie ; couler l’Autorité palestinienne ; construire à tout-va en Cisjordanie, etc. Par conséquent, il serait prématuré de considérer que la guerre est derrière nous. Il faut nous préparer à une guerre d’un autre type, pas aussi intense, mais porteuse de grands dangers. Il faut rester vigilant et s’opposer à ces projets. Moi, Ayman Odeh, même si je ne crois pas du tout en Trump, même si je suis persuadé qu’il existe un projet occulte, je soutiens le plan.

E. E.-P.On parle toujours de l’» après-Bibi ». Mais si ce jour-là n’arrive pas après les prochaines élections et si le Hamas reste au pouvoir à Gaza, comment se réalisera votre vision ?

A. O. — Certaines choses retardent la paix ; d’autres nuisent gravement à la possibilité de l’atteindre. Encore une fois, il y a une vérité plus forte que tous les réfractaires à la paix : c’est le fait qu’entre la mer et le Jourdain vivent deux peuples et qu’aucun ne va disparaître. Un jour, maintenant ou je ne sais quand, ces deux peuples obtiendront ce qui leur est dû : le droit à l’autodétermination. Mais il est vrai que la reconduction de Netanyahou au pouvoir serait une catastrophe. Si la perspective d’un État palestinien s’éloigne à nouveau, le risque est grand de voir la classe moyenne, aussi bien israélienne que palestinienne, quitter la région. Il ne restera, de part et d’autre, que les pauvres et les fanatiques. Et la guerre de rue deviendra inévitable.

E. E.-P.N’est-il pas possible de faire avancer le projet de l’État palestinien malgré lui ?

A. O. — La gauche israélienne a tendance à attendre qu’un élément extérieur vienne imposer le changement. C’est une manière de fuir la réalité. La communauté internationale n’a cessé d’exercer des pressions, des dirigeants américains sont même intervenus directement, comme Baker en 1992 auprès de Shamir au sujet des colonies, comme Clinton qui a contribué à ce que Bibi ne reste pas au pouvoir en 1999, comme George W. Bush… Et cela n’a rien donné. Au lieu d’espérer une solution venue d’en haut, il faut partir de la base vers le sommet. Notre groupe, le mouvement Juifs-Arabes que nous sommes en train de construire, s’adresse d’abord aux peuples et tente de les convaincre d’aller vers la paix. La paix sera solide uniquement si les deux peuples comprennent que c’est à nous de l’apporter.

Quant à Netanyahou, je pense qu’il perdra les prochaines élections. Nous aurons alors certainement un « gouvernement méli- mélo » qui ira de Naftali Bennett aux Démocrates et qui ne fera pas avancer la paix. Il tiendra un an, un an et demi, certainement pas quatre ans. Personnellement, je ne serai pas candidat. Je préfère me consacrer entièrement, chaque minute de chaque jour, à la paix entre les deux peuples. J’aurai aussi plus de crédibilité pour contribuer à former des unions et encourager la population arabe à aller voter. Plus fondamentalement, je ne serai pas à l’aise dans la position d’un opposant de gauche alors que Netanyahou prendra la tête de l’opposition de droite. Mais je ne veux pas non plus faire partie d’un gouvernement qui perpétue l’occupation, les colonies et les meurtres de Palestiniens, comme l’ont fait les gouvernements Netanyahou. Ce n’est pas ma place. La droite verra dans ce « gouvernement méli- mélo » une opportunité pour se préparer à revenir en force. Il faudra donc en face construire quelque chose de solide, Juifs et Arabes ensemble. Et c’est ce que je vais faire.

(1) Le parti Meretz a formé un nouveau parti, les Démocrates, en s’alliant avec le parti travailliste.

(2) Parti nationaliste avec, au cœur de son idéologie, la suprématie juive et l’idée du Grand Israël selon laquelle toute la terre d’Israël appartient au peuple juif. Il défend donc la colonisation et l’annexion de la Cisjordanie et souhaite une nouvelle colonisation de la bande de Gaza.