Sommaire :
Entretien avec Abdullah Ben Ahmad al-Attiyah par la Rédaction de Politique Internationale
Entretien avec Magdi cristiano Allam par Alexandre Del Valle
Entretien avec Marwan Barghouti par Aude Marcovitch
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Entretien avec Ahmed Rashid par Olivier Guez
par André Fontaine
par Viatcheslav Avioutskii
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Entretien avec Gary Becker par Henri Lepage
Entretien avec Silvio Berlusconi par Richard Heuzé
Entretien avec Herzle Bodinger par Aude Marcovitch
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Entretien avec José manuel Barroso par Baudouin Bollaert
par Luc Rosenzweig
Entretien avec Vaclav Klaus par Henri Lepage
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Entretien avec Bernard Kouchner par la Rédaction de Politique Internationale
Entretien avec Jean-Claude Juncker par Baudouin Bollaert
Entretien avec Georges Soros par Julien Nessi
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Entretien avec Nicolas Sarkozy par la Rédaction de Politique Internationale
Entretien avec Alvaro Uribe par la Rédaction de Politique Internationale
par Jacques Thomet
« Quand mes amis sont borgnes, je les regarde de profil », écrivait Joubert il y a deux siècles. Ce qui, de façon moins imagée, pourrait s'énoncer ainsi : « Un ami, c'est quelqu'un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même. »De toute évidence, Karl Rove éprouve ce sentiment pour George W. Bush auprès duquel il se trouve depuis une trentaine d'années et dont il a largement contribué à façonner l'irrésistible ascension.
Cet architecte en chef des victoires du Parti républicain, ce connaisseur inégalé de la politique américaine - que les détracteurs de l'actuel président des États-Unis ont dénommé « Bush's brain » - ne se confie qu'à de rarissimes occasions. Il l'a fait, pourtant, et très librement, pour Politique Internationale. De l'hôte de la Maison-Blanche, il brosse ici un portrait étonnant, à contre-courant des idées reçues. Et il se prononce, en avant-première, sur l'issue de l'élection présidentielle de novembre prochain.
Nos lecteurs apprécieront, je pense, cette contribution à la fois atypique et exceptionnelle.
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L'homme, on le sait, est le produit de l'Histoire ; mais il en est aussi l'acteur. C'est pourquoi nous avons donné la parole, dans ce riche Numéro de printemps, à ceux qui « font » l'actualité.
- L'actualité, ce trimestre, c'est le changement de cap à Taiwan avec l'élection du président Ma Ying-jeou. Issu des rangs du Kuomintang, ce nouveau leader de la République de Chine (nom officiel de Taiwan) entend rompre avec les pratiques et la politique de son prédécesseur. Comment, en particulier, gérera-t-il les relations avec Pékin, pris aujourd'hui dans la tourmente du Tibet et des Jeux olympiques ? Il nous le dit, en ouverture d'un substantiel « Dossier spécial » que nous consacrons à son courageux pays et qu'a coordonné notre amie Marie Holzman.
- L'actualité, c'est, aussi, l'élection d'un homme neuf à la tête de la Corée du Sud : Lee Myung-Bak. Un personnage aux convictions fortes, plus proche des États-Unis que ceux qui l'ont précédé, plus exigeant envers la Corée du Nord et plus méfiant à l'égard de la Chine populaire.
- L'actualité, c'est Israël, qui vient de célébrer son 60e anniversaire. Qui mieux que Shimon Pérès, président de l'État hébreu, prix Nobel de la paix, sage dont la carrière coïncide avec celle de cette Terre (trop) promise, pouvait sonder ces six décennies orageuses et en tirer des leçons pour l'avenir ?
- L'actualité, c'est, bien sûr, l'Europe. Quelques semaines avant que la France ne succède à la Slovénie en tant que présidente de l'UE, nous avons demandé au chef de l'État slovène, Danilo Türk, de faire le bilan de son expérience et de révéler comment son petit pays a réussi à devenir le « bon élève » du Vieux Continent.
- L'actualité, c'est, last but not least, l'Amérique latine. Un vaste espace de turbulences où le président vénézuélien Hugo Chavez s'efforce d'exporter les recettes de sa « révolution bolivarienne ». Mais cette révolution est-elle vraiment transposable ? On découvrira dans ces pages la réponse d'Evo Morales, chef de l'État bolivien, ami et allié de Chavez, premier dirigeant syndical et premier citoyen d'origine indigène à parvenir aux plus hautes fonctions de l'État.
Dois-je préciser que nous avons, le plus souvent, associé à ces divers entretiens sur le vif les analyses des meilleurs experts ?
Je signale, enfin, que notre Rédaction n'a pas négligé les autres zones de fragilité de la planète (des Balkans au Pacifique-Sud) et les interrogations les plus brûlantes du moment. Par exemple, celle-ci : comment maîtriser les flux migratoires ? Comment faire en sorte que les 200 millions d'êtres humains qui sont aujourd'hui des migrants soient traités décemment et ne déstabilisent pas les sociétés des pays d'accueil ?
Voilà. Tout est dit. On conviendra que nous avons, cette fois encore, tenté de baliser le chemin, de canaliser le hasard. À propos, n'est-ce pas à Pasteur que l'on doit ce bel aphorisme : « Le hasard ne sourit qu'aux esprits préparés » ?
À toutes et à tous : bonne lecture.
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Entretien avec Karl Rove par Sophie de Bellemaniere
Entretien avec Evo Morales par Aurelio Garcia
Entretien avec Shimon Peres par Christiane Vulvert
Dans Les Noyers de l'Altenburg, André Malraux prétend qu'il n'y a guère que trois livres qui peuvent rendre toute captivité un peu moins insupportable : Robinson Crusoé, de Daniel Defoe ; Don Quichotte, de Cervantès ; et L'Idiot, de Dostoïevski. Le premier lutte par le travail ; le deuxième par le rêve ; et le troisième par la sainteté.Hélas, aucun de ces ouvrages n'est à la disposition des malheureux captifs - célèbres ou anonymes - des FARC colombiennes. Leur seule espérance, aujourd'hui, c'est nous ! Sera-ce suffisant pour les aider à survivre à de longues années de détention inhumaine ? Sera-ce suffisant pour que la libération de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez amorce un véritable processus d'élargissement ?
Certes, c'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière. Mais comment être sûr que la communauté internationale saura puiser en elle-même suffisamment d'énergie, d'imagination et de constance pour fléchir durablement les FARC - cette narco-guérilla qui, depuis des décennies, confond quête sociale et barbarie en violant allégrement les principes les plus sacrés de la civilisation ? Ne faut-il pas, plutôt, se résoudre à croire que la force, face à l'innommable, reste la seule méthode qui vaille ?
Vieux débat qu'éclaire, dans ces pages, Francisco Santos, le vice-président de la République de Colombie. Un homme qui, pour l'avoir provisoirement perdue, connaît le prix de la liberté.
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Entretien avec Francisco Santos par Pascal Drouhaud
Entretien avec Brian Latell par Axel Gyldén
Entretien avec José Maria Aznar par Alexandre Del Valle
Plus la violence se généralise, se diversifie, plus la petite flamme vacillante de la Morale et des droits de l'Homme devient précieuse. Se souvenant de cette vérité simple, notre Rédaction a souhaité, ce trimestre, donner la parole à des hommes et à des femmes qui, armés de leurs seuls principes, traquent, dénoncent ou font reculer les mille et une variétés de la barbarie. Des hommes et des femmes qui donnent tout son sens à l'aphorisme pascalien : « La justice sans la force est impuissante, mais la force sans la justice est tyrannique. »Sur ce thème, nos lecteurs apprécieront, je pense, les entretiens exclusifs que nous ont accordés le Dalaï-Lama, Carla Del Ponte (procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie) et Irene Khan (secrétaire général d'Amnesty International).
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Entretien avec Dalai lama par Claude Levenson
par Jean-Claude Buhrer
Entretien avec Irene Khan par Grégory Rayko
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par Sebastien Fumaroli
par Frédéric Encel
par Jean-Pierre Filiu
Rémy de Gourmont avait tort d'écrire que « la politique dépend des hommes d'État à peu près comme le temps dépend des astronomes ». Car il existe heureusement de nombreux dirigeants politiques, des hommes d'influence et des autorités morales qui ne se contentent pas d'être les spectateurs de l'Histoire. Il existe de nombreux acteurs de la vie publique dont l'objectif prioritaire n'est ni de briller ni de durer, mais d'inscrire leurs convictions dans les faits et de changer le cours des choses.On peut approuver ou récuser les choix et les conceptions de tels personnages qui ne craignent pas de « faire des vagues » : là n'est pas le débat. Mais ce qui est sûr, en revanche, c'est que les uns comme les autres - qu'ils soient au pouvoir ou dans l'opposition, qu'ils agissent au grand jour ou dans la coulisse, qu'ils soient déjà célèbres ou sur le point de l'être - marquent l'époque. Chacun à sa façon.
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Entretien avec Nicolas Sarkozy par la Rédaction de Politique Internationale
par Joelle Stolz
par Jean-Pierre Perrin
Je ne sais pas si Victor Hugo a eu raison d'écrire, dans Les Châtiments : « Quand tout se fait petit, femmes vous restez grandes. » Mais ce qui est sûr, c'est que les femmes prennent de plus en plus d'importance dans la vie publique. Après tout, Golda Meir, Indira Gandhi et Margaret Thatcher n'étaient pas des personnages secondaires. Pas plus que ne le sont, aujourd'hui, Angela Merkel, Michelle Bachelet, Hillary Clinton, Condoleezza Rice ou Ioulia Timochenko.Ce trimestre, c'est à une autre remarquable représentante de la gent féminine que nous ouvrons nos colonnes : Vaira Vike-Freiberga, la flamboyante Présidente de la Lettonie ;
Nos lecteurs découvriront également, dans ce Numéro d'hiver, d'autres « stars » de la scène internationale. Toutes répondent, très librement, à notre curiosité :
- Avigdor Lieberman - vice-Premier ministre israélien et personnalité aussi controversée que populaire - dévoile son plan-miracle pour le Proche-Orient.
- Kofi Annan, dans une contribution en forme de testament politique, livre sa « recette » pour faire face au double péril nucléaire iranien et nord-coréen.
- Joseph Kabila, le jeune Président du Congo-Kinshasa, révèle comment il entend préserver son pays des convoitises extérieures et le transformer en bastion de la modernité.
- Jaroslaw Kaczynski, le chef du gouvernement polonais, sort enfin de son long silence pour réclamer à ses partenaires européens un vrai soutien face aux pressions que le Kremlin exerce sur Varsovie.
- Mikhaïl Saakachvili (Président de la Géorgie) et Viktor Iouchtchenko (Président de l'Ukraine), tous deux à l'origine de spectaculaires révolutions « douces », dressent le bilan de leur action et dénoncent les pièges que l'on a placés sous leurs pas. Où en est la « révolution des roses » ? Que reste-t-il de la « révolution orange » ?
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Ce Numéro 114 accueille, par surcroît, des leaders atypiques, des « Présidents » de régions rebelles aux noms rarement évoqués (Abkhazie, Transnistrie...). Ces dirigeants prétendent pourtant exercer leur autorité sur d'authentiques États souverains et appellent de leurs voeux une reconnaissance internationale (fort hypothétique, au demeurant).
Le plus souvent soutenus par Moscou, ces curieux régimes ne sont pas que des « curiosités ». Ce sont, aussi, des « pions » que des doigts invisibles manipulent à loisir sur le grand échiquier de la géopolitique planétaire. D'où l'intérêt que nous leur accordons.
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Mais il n'y a pas que ceux qui font l'événement. Il y a ceux qui le décryptent : nous les avons sollicités. De Bagdad à Téhéran, de Moscou à Pékin, de Canberra à Bangkok, il n'est point de dossier substantiel qui ait échappé à leur vigilance et à leur rigueur intellectuelle.
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par Justin Vaïsse
par Philippe Moreau defarges
par Thérèse Delpech